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Lettre ouverte à Madame la Ministre des Droits des Femmes

Lettre rédigée à l'occasion de la journée des droits des femmes et à l'issue d'une réunion publique du Front de gauche du Mâconnais-Clunisois ayant pour thème "les femmes et le travail"

 

 

Lettre ouverte à Madame la Ministre des Droits des Femmes et à Monsieur le Ministre du Travail,
 
Madame, Monsieur,
A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, et à l’issue d’une réunion publique du Front de Gauche du Mâconnais-Clunisois ayant pour thème « les femmes et le travail », nous souhaitons vous indiquer les dispositions que nous jugeons nécessaires pour réussir l’égalité des droits.
L’éducation à l’égalité :
L’égalité doit être enseignée dès l’école maternelle, durant toute la scolarité, et dans toutes les filières d’enseignement. Nous attirons votre attention sur l'orientation des élèves et les manuels scolaires qui devraient être exemplaires en matière d’éducation à l’égalité. Partant du postulat que le combat pour l’égalité des droits femmes-hommes est lié à la laïcité, nous souhaitons la suppression du financement public des écoles privées et confessionnelles.
L’égalité salariale et professionnelle :
Faisant le constat que celle-ci n’est à ce jour pas atteinte, nous vous demandons de mettre les moyens législatifs, humains et financiers pour parvenir à cet objectif. Le décret d’application de la loi sur l’égalité salariale doit être véritablement contraignant pour les employeurs qui profitent depuis trop longtemps d’une législation laxiste en la matière. Le principe de salaire égal pour travail de valeur comparable doit être mis en œuvre. La revalorisation des salaires des emplois à prédominance féminine doit être effective ainsi que la prise en compte de la pénibilité ce qui peut aussi rétablir une certaine mixité dans ces emplois et profiter à tous et toutes. L’entrée des femmes dans certains métiers dits masculins (postiers, chauffeur routier, etc.) a permis de modifier positivement les conditions de travail au bénéfice de tous.
La maternité et les soins aux enfants :
Notre société s’enorgueillit d'avoir un des plus fort taux de natalité d'Europe. Elle ne peut s'en féliciter et dans le même temps laisser pénaliser les mères de famille. Le poste de travail doit être aménagé pour que la femme enceinte assure son emploi dans des conditions de sécurité optimales pour elle-même et pour l’enfant qu’elle porte jusqu’à la date du congé légal. Le travail de nuit doit être interdit pour les femmes enceintes et limité pour tous aux secteurs d’activités où la continuité de service est absolument nécessaire. Le congé maternité doit être obligatoire afin de préserver la santé de la mère et du futur bébé. Le congé parental doit être pris à égalité de temps par les deux parents et rémunéré à l’identique pour chacun d’eux. Le retour dans l’emploi sera facilité et la progression de carrière et de salaire effective. Nous ne voulons plus que les femmes soient pénalisées professionnellement par les périodes de congé maternité, congé parental, congé pour enfant malade (et qu’en cas de recours la charge de la preuve soit inversée). Un plan de rattrapage salarial sera obligatoire au retour du congé de maternité/congé parental et tous les 2 ans. Nous demandons la suppression des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires. Le recours au travail à temps partiel doit être l’exception. Précisément encadré, il doit avoir un coût dissuasif pour l’employeur car nous voulons que les femmes puissent vivre de leur travail, et aient une retraite décente. En ce sens, nous dénonçons l’accord de sécurisation de l’emploi du 11.01.2013. Il est important de renforcer les moyens de la médecine du travail (qui doit trouver son indépendance vis-à-vis des employeurs) et de l’inspection du travail pour mieux protéger les salarié-e-s, et contraindre le patronat au respect des règles. Nous réaffirmons que le code du travail, outil de protection des travailleur-e-s, doit s’adapter aux salarié-e-s et non le contraire !
Notre société doit se donner les moyens pour que les jeunes parents puissent s'occuper à égalité de leur famille. La société ne peut s'émouvoir du sort des enfants « livrés à eux-mêmes » et autoriser le travail du dimanche, en soirée, voire de nuit. Pour ce faire, seule la réduction quotidienne du temps de travail permettra au couple d’assurer à parité l’éducation des enfants et les tâches ménagères. Il faut interdire les réunions de travail après 18h, pour ne plus laisser aux hommes la possibilité de s'y réfugier afin de ne pas s’impliquer dans le partage des tâches. Les salarié-e-s ne doivent pas avoir à choisir entre carrière professionnelle et vie familiale.
Nous ne doutons pas que la réussite de l'égalité femme-homme soit importante pour vous et soit une priorité de vos ministères.
Nous vous remercions de l'intérêt que vous prendrez à nous lire et surtout à satisfaire les demandes des femmes dont nous portons la parole.
 
Nous vous adressons nos sincères salutations et nos vœux de réussite pour une société d'égalité,
 
Le Front de Gauche du Mâconnais-Clunisois – mars 2013
 

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