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Chalon - Ne laissons pas le maire saborder la culture

La culture à Chalon-sur-Saône ne doit pas devenir un champ de ruines.

Ce qui se passe à Chalon-sur-Saône est révélateur de la vision « culturelle » du maire et du président du Grand Chalon. Prenant prétexte de la baisse des dotations de l’Etat socialiste, ils s’en prennent prioritairement à la culture.

Si cette politique est désastreuse pour le soutien à la création vivante, elle compromet aussi gravement l’image de la ville et son économie. En remettant en cause la culture qui depuis décennies était un élément fédérateur de la cité de Niépce, G. Platret et S. Martin brisent ce lien social qui unissait les habitants de cette ville.

Les coupes budgétaires prévues par la ville et l’agglomération remettent en cause le fonctionnement et l’avenir d’institutions reconnues comme Chalon dans la rue, le musée Niépce ou l’Ecole Media Art. Plus largement, c’est tout le maillage culturel et associatif mis en place depuis les années 1980 qui est mis à mal, détruit même.

Chalon dans la rue, le festival emblématique des Arts de la Rue a perdu 100 000 euros en 2016. Il avait déjà perdu une somme équivalente en 2015.

Certes, le festival continue, après de longues négociations avec l’Etat, mais qu’en est-il du Centre National des Arts de la Rue qui offrait aux artistes des résidences et un public local, attentif et curieux ? Ce lien avec la population est désormais attaqué.

Quel avenir pour le Quartier de Lune ? L’Abattoir / Centre National des Arts de la Rue – s’invitait dans les quartiers

En collaboration avec la Maison de quartier des Aubépins, les habitants découvraient la multiplicité des arts de la rue et participaient aux projets de création.

Le musée Niépce, une des plus belles collections mondiales, a su en quelques quarante ans proposer une histoire de la photographie originale. Le musée est reconnu au-delà des frontières nationales, mais il a su aussi être proche des habitants de la région.

On l’a vu aux Charreaux, aux Aubépins, à l’hôpital, etc., et dans l’agglomération proposer un dialogue entre les photographes et la vie réelle. Ce musée n’a plus les moyens de fonctionner.

 

Plus de la moitié de ses crédits de fonctionnement ont disparu en deux ans. Les acquisitions, l’avenir d’un musée, ce que l’on pourra montrer aux générations futures, il n’en n’est plus question.

Face à ce scandale, c’est plus de 6000 personnes et institutions, venant de plus de 70 pays, qui ont signé une pétition pour dire leur étonnement et leur colère devant tant de absurdité et de cécité.

Les services culturels qui dépendent du Grand Chalon ne se portent ne se portent guère mieux. L’Ecole d’Art fait elle aussi les frais de cette politique Le gel du concours de recrutement en 2016 décidé par le président de l’agglomération sans respect pour les jeunes et leurs famille

3 jours avant les épreuves, pourrait amorcer la disparition progressive des formations artistiques supérieures (Bac +5).

Disparition préjudiciable aux jeunes du territoire (60% du recrutement) et à la carte des formations supérieures de l’Agglomération.

Les personnels techniques et enseignants ne savent pas de quoi leur avenir sera fait.

Pour Sébastien Martin, président de l’agglomération, l’art n’a de sens que s’il est assigné à une fonction économique. L’homme navigue à vue et sacrifie l’apprentissage de l’art au profit d’une vision à court terme.

Moins de livres à la bibliothèque, moins de concerts à la Péniche, voilà désormais notre quotidien dans cette région ! Ne parlons pas de Jazz ou de théâtre expérimental, il n’y a désormais dans cette ville que place pour le théâtre de boulevard et les cérémonies patrimoniales. Car G. Platret n’en a que pour les commémorations. Pour lui, la « culture » est un jouet.

Cette droite, de plus en plus extrémiste, n’aime ni la culture, ni les « pauvres », ni les « étrangers ». Elle attaque tous ceux qu’elle considère comme « néfastes ». Elle impose une charte de mariage sans autre but que d’empêcher l’expression culturelle des minorités. Elle supprime les menus de substitution dans les restaurants scolaires, elle ferme les locaux de l’association solidaire « les glaneurs » du centre-ville et prend des arrêtés anti mendicité, installe des caméras de surveillance.

La culture est un service public. On l’attaque comme on attaque les autres services publics. Nous ne sommes pas des producteurs au service de la marchandise et de l’entreprise.

Nous voulons voir autrement, nous voulons penser autrement. Nous voulons être maîtres de notre destin ! C’est à ça que sert la culture. La refuser au plus grand nombre, c’est accepter la domination de ceux qui savent et qui ont tout.

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